Qu'est-ce que le décodage biologique ?
Pour faire simple, disons que c'est une approche globale du corps-esprit avec sa personnalité, son histoire, ses troubles physiques et psychiques. Sans rejeter l'aide (parfois - mais pas toujours - indispensable, au demeurant) que peut apporter, dans le traitement des symptômes, la médecine académique (cet adjectif prenant ici tout son sens), le décodage biologique s'attache à lire les causes de la maladie pour en réduire ou faire disparaître les effets. Le décodage biologique consiste essentiellement en une approche "holistique" de la médecine ; c'est-à-dire qu'on ne considère pas le corps physique comme une entité séparée mais comme partie d'un tout. Il incorpore donc des éléments de psychologie mais aussi et surtout il s'attache à faire revenir à la conscience des incidents, parfois mineurs au premier abord, survenus dans la vie du malade et qui prennent valeur de conflit à ses yeux, consciemment ou non. La maladie survient, en général, au stade de la résolution du conflit : c'est "la solution biologique parfaite" du cerveau pour répondre à un problème que la personne refuse peut-être de voir, pour évacuer le stress résultant du conflit. Cela va au-delà de ce qu'on appelle communément les troubles "psychosomatiques", même si ça s'en rapproche - puis il y a du "somato-psychique" aussi, comment se fait-il que les détracteurs de ces méthodes ignorent ce "détail", alors qu'il est une des justifications des traitements chimiques de certains troubles psychiques tels que la schyzophrénie par exemple ? Parmi les approches globales complétant l'approche "décodante", figure la psychogénéalogie (cf. Aïe mes aïeux d'Anne-Marie Ancelin-Schützenberger, 1998) et le symbolisme du corps humain (cf. Le symbolisme du corps humain, Annick de Souzenelle, 1999).
D'autres approches de la chose médicale, actuellement, reconsidèrent d'ailleurs cette interdépendance du corps et de l'esprit, tel Deepak Chopra dans son livre Le Corps quantique (2003), qui nous invite à considérer comme une entité globale le "corps-esprit" et à ne pas rejeter l'aide de la médecine moderne dans le traitement des symptômes tout en revenant aux sources de certaines médecines traditionnelles (pour l'auteur, Indien, il s'agit notamment des traditions médicales ayur-védiques) pour comprendre ce que notre corps cherche à nous exprimer par son malaise.
En résumé, nous pouvons dire que le décodage biologique consiste à trouver le sens de la maladie qui, ainsi, ne sera plus nécessaire comme manifestation d'un trouble caché. Conscientiser, comprendre, accepter pour guérir et vivre mieux.

Des médecins en tôle !
Qui sont-ils, les "adeptes" (j'aime pas ce mot, usé et abusé par les journalistes de cet article odieux : ben ouais, ça fait secte, et ça va bien avec la volonté de détruire lisible au travers de chaque mot) du décodage biologique ? Les recherches sur internet, curieusement (?!) nous mènent surtout à des pages qui condamnent ces méthodes et les comparent, une fois encore, à une secte. Quelques noms : Claude Sabbah et la "biologie totale", Hammer, Gérard Athias (Racines familiales de la "mal a dit" > introuvable ce jour sur Amazon, tiens tiens ? La recherche ne fait plus ressortir, comme par hasard, que ses écrits sur les arcanes du tarot... et quelques livres qui font vaguement référence à lui - extraits présentés trop limitatifs pour que l'on puisse juger du positionnement de l'auteur, pour ou contre cette approche), Christian Flèche (Décodage biologique des maladies), Jacques Martel (Le grand dictionnaire des malaises et des maladies, 1998).

Exercice illégal de la médecine ?
Mise en danger de la vie d'autrui ?!
Le décodage biologique dérange. Allez savoir pourquoi ? Une société en bonne santé, agissant en conscience, mettrait-elle en péril la pérennité de la fortune et/ou de la toute-puissance des grands laboratoires pharmaceutiques ? L'omniscience incontestable du corps médical ? A moins qu'une population agissant en conscience vis-à-vis de son propre corps et de son environnement ne représente un danger potentiel dans la mesure où elle est moins facile à manipuler ? Quel est l'enjeu véritable ? Pourquoi est-ce que ça dérange tellement ? Ai-je la liberté de mon corps ? De plus en plus de médicaments homéopathiques et phyto (teintures mères, par exemple) sont déconventionnés (OK tu peux te soigner de manière naturelle mais on te rembourse pas). Je pense aussi au millepertuis, interdit à la vente libre il y a 3 ou 4 ans (mais on peut s'en procurer en pharmacie...) ; c'est sûr que cette année-là, on avait beaucoup parlé, dans la presse spécialisée ou non, de l'efficacité de cette fleur sauvage dans le traitement des comportements dépressifs. Chute des ventes de Lexomil et autres antidépresseurs et neuroleptiques divers ? On peut s'interroger.

En guise de non-conclusion
Moi je m'en fous, chacun est libre de gérer son corps comme il l'entend... mais moi aussi ! Je revendique pour moi cette même liberté de me soigner comme je l'entends. A dessein, je n'illustre pas cet article par mon expérience personnelle. Et je ne cherche à convertir personne, alors pourquoi les détracteurs des médecines dites "alternatives" s'attaquent-ils avec autant de virulence à des pratiques que, bien souvent, ils connaissent insuffisamment pour s'en faire une vraie opinion personnelle ? Je reviens toujours à la même question : pourquoi est-ce que ça dérange tellement ?