Pastèque et cætera


bandeau aleatoire

"La couleur, c'est le fait divers." Alice

mardi 24 octobre 2006

République Pastèque Souriez ! mais pas trop : vous êtes fliqués.

J'hallucine. Il faut deux mois et demi pour obtenir sa carte d'identité après dépôt du dossier en mairie. Je rêve.

Voilà au moins cinq ans que ma carte d'identité est périmée. Enfin, je me décide ce matin à aller faire des photos d'identité (chez un photographe, pour être sure qu'elles soient aux normes), après quelques épisodes épiques pour obtenir un extrait de naissance avec certificat de naturalisation (je suis née italienne en France). Bon.

J'appelle la mairie pour vérifier les heures d'ouverture du service et la liste des pièces à fournir (je suis en possession d'un formulaire de demande de renouvellement qui a plus d'un an, donc je voulais m'éviter un aller-retour pour rien). Et là, la dame m'explique leeeeentement (elle me prend pour une débile ou bien c'est elle qui est peu vive ?) que je dois d'aaaaabord aller à la mairie la plus proche de chez moi (tiens ? Je pensais plutôt aller à l'autre bout de la ville) pour que l'on me donne un formulaire que l'on prendra le temps de m'expliquer (euh ? Faut avoir fait Math Sup' pour être apte à remplir une demande de renouvellement de carte d'identité ?) et qu'aaaaaprès seulement, je reviendrai avec tout ce qu'il faut. J'en tire la conclusion qu'aux yeux de l'administration, entre 8h et 16h30 les jours ouvrés, le Français moyen non fonctionnaire n'a rien de plus pertinent à faire que de se mettre en faction en mairie pour qu'on lui fasse une lecture soporifique autant que (je le suppose, voire l'espère) inutile.

Eh beh je ne suis pas près de l'avoir cette carte électorale ! Deux mois et demi. On croit rêver ! J'y vais, moi, s'il faut, à la préfecture plutôt que de leur laisser le soin de transférer le dossier ! Depuis la mairie, j'en ai bien pour pffiiuuuu... au moins quinze minutes à pied (en prenant le temps d'admirer les remparts).

Déjà que j'ai cru avoir la berlue ce matin quand le photographe m'a dit: "Souriez ! Mais pas trop, sinon ils vont la refuser."

Faut vraiment être motivé. A ce rythme là, nous serons tous considérés comme marginaux potentiellement dangereux pour la société dans pas longtemps. Enfin, ça m'aura au moins motivée à une chose : je VEUX ma carte électorale !!!

lundi 23 octobre 2006

Miam miam Gâteau moelleux au chocolat

Simplissime et tout simplement exquis ! Recette qui me vient de Sœurette(1) qui la tient de Jolie-Maman qui...



200 g chocolat noir, 125 g beurre, 100 g sucre, 3 oeufs, 1 cs farine

Faire fondre le chocolat + beurre ; ajouter sucre + jaunes d'œufs + farine + blancs battus en neige

Faire cuire dans 1 moule à tarte (en verre beurré : ce sera le plat de service) th 4-5 (ou 150°) 30 mn

Remarques :
- Arrêter impérativement la cuisson au bout des 30 minutes, même si le gâteau semble un peu mou : il se raffermit en refroidissant.
- Plus le gâteau est épais, plus son cœur reste délicieusement tendre et fondant. Hmmm...
- Very private joke : pour les pleins et les déliés, on se rapproche terriblement de l'effet "tirami-su". Hihihi.
- En effet, ce gâteau n'a rien de macrobiotique ; mais Zeus que c'est bon.©mon compastèque

(1) Que ma sœurette que j'aime, pour m'avoir transmis la formule de ce pur instant de bonheur papillaire, soit bénie sur (au moins) 7 générations. Eh oui, dans la famille, on est gourmands ! Et heureux de l'être :-)

jeudi 19 octobre 2006

Miam miam Makis végétariens macrobiotiques...

...et cependant riches en goût, lors même qu'ils poussent le vice (ou la vertu) jusqu'à être végétaliens. Si, si !

Makis végétariens macrobiotiques au tofu

suite...

dimanche 15 octobre 2006

jeracontemavie.com Chauffage d'appoint : gaz ou pétrole ?



Vous en pensez quoi ? L'hiver approche et, même si nous avons eu un week-end quasi printanier (ô le bel été indien, hmmm...), il commence à faire un peu frais le matin et le soir. Je m'interroge en ce moment sur le meilleur moyen de chauffer (bien) mon appartement sans (trop) me ruiner. Il est équipé de convecteurs électriques que je qualifie volontiers de grille-pains (ça consomme un maximum et ça chauffe surtout la fenêtre qui se trouve au-dessus) et de fenêtres fort vétustes (mais tellement jolies avec leurs poignées d'origine en fonte !). Ajoutez à cela des plafonds à trois mètres et vous aurez une idée du cahier des charges. Seul facteur atténuant : le séjour est éclairé par quatre grandes fenêtres orientées plein sud et sud-est, ce qui provoque un effet de serre qui est ici des plus avantageux (une fois n'est pas coutume).

Je voudrais éviter de faire tourner ces radiateurs. Que faire ? J'avais jusqu'ici un petit radiateur soufflant électrique qui convenait bien pour chauffer la salle de bain le temps d'une douche mais il vient de rendre l'âme. Je ne lui en tiens pas grief car il a assumé au moins quinze ans de bons et loyaux services et en plus j'ai récupéré son câble et sa prise pour remettre en circulation mon four (rien ne se perd...). La chaleur tournante, c'est chouette mais un peu juste pour chauffer une demeure, aussi humble soit-elle.

Alors je m'interroge sur l'opportunité d'envisager l'achat d'un de ces radiateurs mobiles à gaz ou à pétrole, réputés chauffer bien pour un coût modeste, moyennant quelques désagréments (maintenance / manutention, odeur, risques plus ou moins maîtrisés, etc.). Mon expérience de ce type d'appareils date de plusieurs années maintenant et je n'ai connu que des appareils aujourd'hui vétustes. Aussi j'aimerais avoir l'avis des utilisateurs de chauffages d'appoint au gaz ou au pétrole modernes : quels sont, selon vous, les avantages et les inconvénients de ces appareils (prix d'achat, coût du combustible, odeur, risques, rentabilité, efficacité, convient à un usage prolongé ou non, ne peut être utilisé que sous surveillance, etc.).

Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien éclairer ma lanterne et m'aider à savoir de quel bois je me chauffe !

P.S. : Je suis d'une frilosité dramatique. Dramatique.

lundi 9 octobre 2006

Miam miam Darne de thon rouge poêlée mi-cuite

Je n'ai pas de photo mais ce fut si bon que je vous donne ma recette improvisée quand même (je mettrai une photo la prochaine fois car c'est si bon et sain qu'on aurait tort de ne pas en consommer à répétition, surtout que le thon frais est relativement abordable ces temps-ci).


***

Il faut :
- 1 darne de thon (on compte en général 200 gr par personne),
- huile d'olive,
- le jus d'1/2 citron,
- du gros sel gris,
- graines de fenouil, poivre du moulin,

et pour le déglaçage :
- vinaigre balsamique de Modène,
- sauce de soja (ou nuoc-mâm pour les adeptes).


***

Faire chauffer une plaque de fonte (j'ai redécouvert cet ustensile avec ravissement !) sur laquelle vous aurez réparti un bon filet d'huile d'olive.

Quand la plaque est bien chaude, poser la tranche de thon (vous pouvez au prélable la faire mariner une heure ou deux dans l'huile d'olive, le jus de citron et les épices avant de la cuire, auquel cas vous arroserez la tranche avec la marinade aux 3/4 de la cuisson). La saupoudrer de quelques grains de gros sel, poivre, graines de fenouil.

Quand la face du dessous commence à prendre couleur, retourner la tranche au moyen d'une spatule et saupoudrer l'autre face avec le sel et les aromates. Tourner encore une fois quand la deuxième face est bien dorée.

Arroser avec le jus de citron et le laisser pénétrer un peu le poisson, retourner une dernière fois, vérifier que la tranche de thon est cuite sur une épaisseur d'1/2 cm environ, en pratiquant une petite entaille avec la pointe d'un couteau fin (le coeur doit rester bien rosé, comme un steak de viande). Sortir du feu et réserver la tranche de thon sur une assiette recouverte pour éviter que ça refroidisse.


***

Et là, je récupère un reste de riz cuit mais ferme (l'idéal, c'est un mélange de riz sauvage, rouge...) et je le "jette" sur ma poêle en fonte pleine des restes de cuisson du poisson (herbes, sel grillé). Je fais dorer un peu mon riz, puis je déglace le tout en versant une bonne rasade de sauce de soja et de vinaigre de Modène sur le tout. Je mélange un peu, je laisse griller encore quelques instants et j'éteins tout.

C'est délicieux ! En tout cas, moi, j'adooore (et même que je ne suis pas la seule, na !).

samedi 7 octobre 2006

Société Développement durable versus progrès économique et social ?



"Les menaces qui pèsent sur la planète sont réelles, des changements climatiques à la réduction de la biodiversité en passant par l'accroissement des inégalités sociales. Les effets sanitaires des nuisances sont scientifiquement démontrés. L'aspiration de nos concitoyens à un cadre de vie sain et de qualité va croissant, alors que ce sont avant tout les plus démunis qui souffrent des nuisances de toute sorte, le bruit, la pollution, la mauvaise qualité de l'eau ou encore la dégradation des conditions de vie.
Comment concilier progrès économique et progrès social sans mettre en péril l'équilibre de la planète ? Et surtout, comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé, à nos enfants ? (...)
Ainsi, pour offrir aux générations futures les mêmes chances que celles dont nous bénéficions aujourd'hui, nous devons transformer l'addition de nos expériences locales en une prise de conscience générale pour construire la société de demain." (Jean-Marc AYRAULT, Président de Nantes Métropole)


Les 4e assises nationales du développement durable auront lieu à Nantes du 11 au 13 octobre 2006 et pour lire la suite, c'est par là.

Il me revient à l'esprit cette parole de sagesse indienne (il s'agit des Indiens d'Amérique, nonobstant le succès médiatique des Indiens d'Inde ces derniers temps) : "La terre n'est pas un don de nos parents. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent." Ce billet arrive en écho aux réactions sur mon petit coup de gueule au sujet des sacs plastiques et aussi dans la suite de la note sur l'écocitoyenneté rédigée dans la foulée par mon compastèque. Je vais en profiter pour clarifier quelque peu ma position sur la question car mon agacement face à la pénurie de sacs plastiques gratuits dans les supermarchés peut amener ceux qui ne me connaissent pas à me classer dans une catégorie à laquelle il me déplairait d'être assimilée.

Les questions environnementales me préoccupent depuis fort longtemps. Pendant des années (et aujourd'hui encore, trop souvent, à vrai dire) je me suis faite l'avocat du diable, navrée ou exaspérée de constater l'impossible dialogue entre défenseurs de la planètes et adeptes du progrès technologique - comme si vouloir l'un supposait de renoncer à l'autre ! J'ai moi-même appris à modérer et nuancer ma position sur certains aspects de la protection de l'environnement, consciente, en toute humilité, de mes limites à supporter la régression que supposerait la disparition de certaines sources de pollution. La vie est une lutte pour l'énergie - on pourrait en développer, des idées, autour de cette simple proposition ! Cette énergie, il faut la produire, d'une manière ou d'une autre ; et, d'une manière ou d'une autre, produire de l'énergie en consomme plus ou moins en amont et génère, peu ou prou, des déchets, des nuisances, des pollutions de natures diverses. Et puis j'ai tendance à estimer que, quand on critique un système en place au point de prôner sa destruction, il est judicieux d'être à même de proposer ne serait-ce qu'un embryon d'alternative réaliste et réalisable. Détruire, oui, mais au nom de quoi ? Pour quoi ?

C'est un sujet sur lequel nous aurons l'occasion de revenir ici, d'autant qu'il semblerait qu'un certain nombre de communes de France (pour ne parler que de notre beau pays, car je crois beaucoup, dans une logqiue non pas tant décroissante mais plutôt rationaliste, aux efforts de proximité), et pas des moindres, soient décidées tout à coup à empoigner les problèmes écologiques par divers aspects (je me méfie du phénomène de mode et du politiquement vendeur, surtout à l'approche de périodes électorales, mais je veux croire que le fond de l'intention est malgré tout sincère).

vendredi 6 octobre 2006

Société Ecocitoyen = riche ?

...Vivre de manière écologique suppose, quoi qu’en disent certains, un certain niveau de vie, ou plus exactement de revenus. Pas demain que nous allons changer le visage de cette planète, du moins, pas tant que certains gonfleront les prix sous prétexte que nous sommes censés faire des économies par la suite. Certes, on économise quotidiennement, mais cela ne sert qu’à amortir un coût exorbitant. Seule solution à ma portée, des toilettes sèches, mais j’ai peur de perdre mes derniers amis !
Voilà comment s'interroge en toute légitimité Marsiho sur Agoravox. Dans ce cas, comment demander aux pays dits émergeants de faire des efforts sur leur consommation d'énergie ?

sac de courses ecologique

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on est de plus en plus nombreux, et c'est tant mieux, à nous interroger, à douter, à chercher les solutions les moins polluantes, les plus propres, durables. Sur les sacs biodégradables, le chocolat bio, le vrai chocolat noir qui va devenir de plus en plus introuvable vu les directives bruxelloises.

Sur les sacs, un petit complément d'informations car on en sait désormais un peu plus là dessus. Les faits d'abord :
Plus de 390 milliards de sacs plastique sont sortis des usines de la planète depuis le 1er janvier 2005. Et il faudra dix siècles pour les faire disparaître intégralement de la surface de la Terre.
Citation/chapeau tité de l'excellent Terra Economiqua et dont les chiffres proviennent de L'Ademe, (l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui a mené il y a quelques mois une étude dont les conclusions relativisent la nocivité des sacs de courses classiques et polluants. Que dit-elle cette étude ?

Trois produits au banc d’essai. Un sac en plastique, un autre en papier et le dernier biodégradable à base de maïs.
Résultat des courses ? : le sac plastique classique sort en tête. Le sac en papier boit par exemple 80% d’eau de plus que lui, émet 80% à 90% de gaz à effet de serre et de gaz acides supplémentaires. Le biodégradable produit jusqu’à 60% d’acidité en plus et participe onze fois plus que les autres à l’eutrophisation de l’eau (prolifération d’azote et de phosphates entraînant le développement d’algues).

Voilà qui va en calmer certains. Non ? L'étude complète est disponible ici bien sûr en téléchargement libre sur le site de l'Ademe (PDF inside).

Note : Si le dossier pdf vient à manquer, ne pas hesiter à le dire en commentaires, je le mettrai à votre dispo ici.

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