dimanche 17 février 2008
Si tous les cons du monde voulaient s'donner la main...
Par hi3, à 16:01 °°rubrique : Transhumances
... eh beh pendant ce temps-là, je pourrais faire mon tai chi dans la nature tranquillement, sans être emm.rdée. Ouais. Y en a marre !
Donc par un beau matin de février, je monte doucement au Col du Rousset dans ma voiturette (avant qu'un énergumène qui conduisait bourré la défonce juste devant chez moi - soupir) avec une amie lorsque, saisie par la beauté du paysage, nous nous arrêtons sur une grande aire qui surplombe un site grandiose, la vallée, le Vercors, la neige, un rayon de soleil. Mon amie prend des photos et moi, je commence une forme (l'enchaînement des mouvements du tai chi), centrée sur ce paysage et la belle énergie qui s'en dégage.

Faut croire que ça dérange de voir quelqu'un faire autre chose que boire ou pisser au bord de la route, si j'en juge au nombre d'automobilistes qui se sentent obligés de manifester leur haut degré de c.nnerie en klaxonnant ou en criant au passage. Je reste concentrée sur mes mouvements, mon souffle, j'essaie de ne pas donner prise à cette imbécilité et de ne pas me laisser perturber - l'ignorance est le plus grand des mépris, n'est-ce pas ? Mais ça ne va pas, il faut qu'il y en ait un qui s'arrête (ils étaient trois jeunes cons mecs dans cette voiture) en plein virage, dans la montée ! Il sort de sa voiture et commence à me singer en criant je ne sais quelles insanités et en ricanant bêtement (avez-vous remarqué comme le con est plein d'assurance quand il est accompagné de ses pairs ?).
Je refuse de réagir, me sentant du reste incapable de répondre à l'agression par l'agression (il devient urgent que je révise la loi du talion) et n'ayant pas envie d'entrer dans un conflit. Alors l'imbécile parle et glousse plus fort, je le vois même prêt à descendre vers moi, toujours impassible...
Manque de bol pour lui, l'amie qui m'accompagnait, c'était CotCot. Et c'est pas à une vieille guenon qu'on apprend à faire la grimace ! CotCot, du haut de ses cheveux blancs, l'a tancé vertement et, illico, a braqué son téléphone-appareil photo sur lui pour lui tirer le portrait. "Je vais vous mettre sur internet pour montrer à tout le monde votre c.nnerie !". Et le petit père de déguerpir dans sa bagnole à toutes jambes, et ma CotCot de lui courir après pour (essayer de) flasher la plaque d'immatriculation.




Voilà mon c.n, même si les chances sont infimes, j'aimerais bien que tu tombes sur ce billet et ces photos un jour, histoire d'être mis en face de ta stupidité. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est une atteinte à la vie privée car pour moi, c'est comme pour les mecs qui pissent contre les murs en ville : du moment qu'on s'expose sur la voie publique, il n'est plus question d'intimité.
Le prochain que je vois pisser la nuit (ou le jour, d'ailleurs) contre les remparts, je le prends en photo et je publie sa tronche (hihihi) sur la Pastéka. Non mais.
Merci à CotCot pour ses photos et sa présence (d'esprit).
Bonus : CotCot fait de joulis diaporamas avec Kizoa :-)